Subscribe Now

* You will receive the latest news and updates on your favorite celebrities!

Trending News

La parole aux hommes

L’avis de Yannick DALMAS 

Yannick Dalmas, est un ancien pilote moto enduro et automobile. Humble et discret, de la F1 en Endurance, Yannick dispose d’un très beau palmarès et de belles années en automobile. Un parcours atypique, professionnel et exemplaire.

Présent dans le sport automobile depuis les années 80, il a pu nous donner son point de vue.Yannick est un passionné de moto et d’auto, ayant grandit proche du circuit Paul Ricard, c’est tout naturellement qu’il suivit son papa lors des différentes manifestations présentent. Il se tourna d’abord vers la moto, car cela était plus accessible. De la génération de Gilles Lalay, Yannick faisait partit des trois pilotes français montant de l’enduro. Passage du deux au quatre roues grâce à l’opération « Malboro cherche son pilote » en 1982. Après avoir remporté le volant, Yannick rentre dans l’écurie Oreca avec comme sponsor principal Malboro. L’aventure était lancée! Un début très prometteur en auto, puisque lors de la première année en Formule Renault, Yannick termine P2 au championnat pour être titré l’année d’après. S’enchaîne, le championnat Formule 3 où il gagne Monaco et termine P2 au championnat. Des résultats positifs qui s’accumulent et qui emmènent à Yannick, des premiers contacts pour son ascension en F1. 1987, l’année du changement! Yannick, attaque les trois derniers GP avec l’écurie Larousse et obtient une cinquième place au dernier GP, un bon début dans une bonne ambiance. Il évolue par la suite, toujours en F1 chez AGS. Mais une décision est à prendre lors de sa rencontre avec Jean Todd et Peugeot, il arrête la F1 en 1990 et s’oriente en endurance, nouveau challenge nouveau défi! Il a couru avec les plus grands et vécu ses premières 24 heures du Mans au côté de Keke Rosberg en 1991. Après un très gros travail durant l’intersaison et une belle cohésion d’équipe, Yannick gagne le championnat du monde en 1992 et le Mans.Il enchaîne les saisons en championnat du monde jusqu’en 2002 avec des constructeurs différents, aujourd’hui encore il est le seul pilote a avoir quatre victoires avec quatre constructeurs différents lors des 24 heures du Mans. Les années passent et Yannick évolue également en DTM. Podiums, Victoires, cet homme d’une humilité incroyable dispose aujourd’hui d’une très belle expérience au sein de l’automobile.

A son actif plus de 30 GP, 12 participations aux 24 heures du Mans et 4 titres lors de celles-ci! Il nous confit ses impressions lors de ses premiers pas sur ce circuit Mythique, « on se sent tout petit face à ce circuit immense, tout est gigantesque au Mans. On ne dompte jamais la piste, elle évolue sans cesse . Prendre ses repère et ses marques sur ce circuit est plus long». Après une belle carrière en tant que pilote, la boucle était bouclée, Yannick a démarré avec Oreca et termina sa carrière de pilote avec eux, mais comme tout passionné, Yannick décida d’y travailler. Il passa son BPJEPS. Après plusieurs années de coaching et d’événements auprès des constructeurs automobile, Yannick intégra le WEC et la FIA. Il est désormais DRIVER ADVISOR, il est en quelque sorte l’avocat des pilotes. Il gère les différents litiges en piste, et explique les sanctions. Il travaille aussi en parallèle, avec les médecins de la FIA, il sert de cobaye pour les extractions des pilotes en WEC et ELMS. Mais pas que.. il conduit également la Leading car afin de temporiser les autos en WEC selon la météo. Yannick dispose de plus d’une corde à son arc. Un parcours exceptionnel, un homme déterminé et professionnel qui sait bien définir ses rôles au sein de ce sport.Vous l’aurez compris, l’avis de cet homme est donc important pour nous et pour cette nouvelle rubrique.

Disposant d’une expérience diversifiée et très complète , nous lui avons demandé son opinion sur la place de la femme dans ce sport?

« Je vais parlé cash, aujourd’hui une nana dans la vie active, elle est de loin l’égal de l’homme, elle sait faire les choses, elle a la compétence pour, même au niveau dépense physique et mental, parfois une nana est presque plus forte qu’un mec. Il y a eu des femmes dans la course automobile si on prend les générations de Michèle Mouton, elles étaient brillantes plus que brillantes. Mais la FIA tape fort et mets les femmes dans la course automobile. Les nanas ont des compétences, l’équipage des femmes en ELMS a accumulé des podiums depuis le début de saison. Après si on monte en catégories, notamment en F2, il faudra qu’une nana est une préparation spécifique pour qu’elle puisse endurer le temps de roulage. C’est quelque chose qui me plait, je me rappelle avoir coaché une femme russe à Magny Cours, elle envoyait vraiment. Je pense que, pour réussir dans ce domaine, les femmes doivent avoir une préparation spécifique mais elles y arriveront et je trouve cela super. Au niveau du savoir, elles sont capable de beaucoup. C’est finit le temps où les femmes étaient considérées comme des plantes vertes. Elles ont leur place. Le résultat des filles en course, ce week-end aura forcément des retombées positives et un impact sur l’avenir. Du moment que les femmes sont bien managées, qu’il y a du sérieux, je ne vois pas pourquoi cela ne marcherait pas! Pour moi le plus important c’est que la femme touche du bout des doigts, le travail qui faut fournir dans la catégorie dans laquelle elle veut s’engager. Pour qu’une nana aille vite, il faut qu’elle comprenne comment exploiter la piste, la mécanique à 100%, il faut qu’elle passe du temps dans le véhicule. Si on met toutes les conditions nécessaires pour ces femmes, à mon avis la femme va faire mal. Je suis positif depuis longtemps, il faut que tout cela soit fait dans les règles pour que la crédibilité soit au maximum pour les femmes».

Un interview que nous n’oublierons pas. Merci Yannick pour votre temps et ces informations enrichissantes.

_____________

Stay Tuned! 🏁👩🏻‍💻

Related posts